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La mémoire de l'eau

  • Photo du rédacteur: Florence Chabosseau
    Florence Chabosseau
  • 29 nov. 2025
  • 3 min de lecture

(évoquée dans la partie 1/3 du post « L’eau à votre santé ! »)

 

La "mémoire de l'eau" est une hypothèse, popularisée dans les années 1980, qui suggère que l'eau peut conserver une "empreinte" ou un souvenir des substances avec lesquelles elle a été en contact, même après des dilutions extrêmes où ces substances ne sont plus détectables chimiquement, comme avec les hautes dilutions en homéopathie, 15 CH et plus.

 

 



Jacques Benveniste (1935-2004), immunologiste de renom à l'INSERM, a publié en juin 1988 un article dans la prestigieuse revue Nature. Il y affirmait avoir démontré que des dilutions ultra-hautes d'anticorps, où aucune molécule active ne reste détectable, pouvaient encore déclencher une réaction biologique chez les basophiles humains. Selon Benveniste, l'eau "se souvenait" de la structure des anticorps dilués, expliquant potentiellement les effets de l'homéopathie.

 

Cette publication est cosignée par 13 chercheurs internationaux.

 

Nature a accompagné l'article d'un éditorial sceptique et a envoyé une équipe (incluant le magicien James Randi pour détecter d'éventuelles tricheries !) pour reproduire l'expérience en direct. Les résultats n'ont pas pu être reproduits de manière fiable, et l'hypothèse a été largement discréditée comme un artefact expérimental, un biais ou une fraude involontaire (effet "expérimentateur"). Benveniste a été marginalisé, perdant financements et réputation, et est mort en 2004, se sentant persécuté comme un "Galilée moderne".

 

 


 

Luc Montagnier (1932-2022), immunologiste et virologue célèbre, colauréat du Nobel de médecine en 2008 pour la découverte du VIH avec Françoise Barré-Sinoussi, était un ami proche de Benveniste. Après la mort de ce dernier, Luc Montagnier a repris et étendu ses travaux, publiant en 2009 un article dans Interdisciplinary Sciences: Computational Life Sciences (édité par Springer) sur la "transmission électromagnétique de signaux biologiques à très haute dilution". Avec des collaborateurs comme Jamal Aïssa (ancien de l'équipe de Benveniste), il affirmait que l'eau exposée à de l'ADN pathologique émettait des signaux électromagnétiques spécifiques, "mémorisés" par l'eau, qui pouvaient être enregistrés, transmis numériquement et recréés à distance pour synthétiser l'ADN original.

 

 Il évoquait des applications pour le sida, l'autisme ou Alzheimer, via une "médecine numérique" basée sur des ondes et l'eau.

 

La réception scientifique est controversée. Malgré le prestige de Montagnier, ses travaux n'ont jamais été reproduits de manière indépendante et rigoureuse. Ils ont été critiqués comme pseudoscientifiques, manquant de protocoles solides et publiés dans des revues mineures. La communauté scientifique les relie à la physique quantique de manière spéculative, sans preuves empiriques solides.

 

L'hypothèse reste incompatible avec la chimie classique et est vue comme un soutien indirect à l'homéopathie, sans fondement.

 

Montagnier défendait publiquement Benveniste, le qualifiant de "grand chercheur" victime d'une "terreur intellectuelle". En 2010, il annonçait son exil en Chine pour échapper à la censure scientifique française sur ce sujet.

 

Des physiciens comme Marc Henry (Strasbourg) ont tenté d'expliquer cela par des nanostructures d'eau, mais sans consensus.

 

Benveniste et Montagnier illustrent comment des idées audacieuses, une quête de paradigme nouveau (eau comme support d’information quantique)  peuvent diviser la science.

 

Aujourd'hui, la "mémoire de l'eau" inspire encore des recherches marginales sur les propriétés quantiques de l'eau (ex. : travaux de Gerald Pollack sur l'"eau structurée").

 

Ci-dessous, le lien du documentaire datant de  2014, avec le professeur Luc Montagnier.

 

"On a retrouvé la mémoire de l'eau"


Structure de l'eau et environnement


Le japonais Masaru Emoto (1943-2014) s'est également intéressé à l'eau. Il est l'auteur de plusieurs livres sur ce sujet. Il a exposé des échantillons d'eau à des mots positifs (amour, gratitude), à de la musique classique et d'autres échantillons à des mots négatifs (haine, peur) à de la musique techno. Puis, il a photographié des cristaux de glace de ces différents échantillons. Comme on peut le constater sur l'image ci-dessous, dans le premier groupe, les cristaux étaient harmonieux et beaux, dans le second, ils étaient chaotiques et déformés.


Cristaux


J'espère que ce voyage au cœur de l'eau vous a plu.

N'hésitez pas à me partager en commentaires, vos réactions sur le sujet de la mémoire de l'eau.


En attendant, je vous souhaite d'agréables fêtes de fin d'année🎄

et vous donne rendez-vous en 2026.



 
 
 

1 commentaire


brigitte cancel
brigitte cancel
30 nov. 2025

Même si, malgré toutes ces études, rien n'a été ,à ce jour, entériné, c'est une bien belle histoire.

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